Le 25 septembre 2026, The Witcher 3: Wild Hunt Remastered débarque enfin sur les plateformes actuelles. Onze ans après la sortie de l'original en 2015, CD Projekt boucle le grand cycle de vie de son RPG le plus vendu avec une version pensée pour le hardware d'aujourd'hui. Le jeu comprend les deux extensions majeures, Heart of Stone et Blood & Wine, ainsi qu'une série de révisions techniques annoncées comme touchant à la fois le rendu graphique et plusieurs systèmes de gameplay hérités de la version originale.
Ce n'est pas la première fois que CD Projekt retape son mastodonte. Le studio polonais avait déjà livré une mise à jour next-gen gratuite en 2022 pour PS5, Xbox Series et PC, histoire de faire tourner le jeu en 4K/60fps avec du ray tracing. Cette fois, l'ambition semble différente : il ne s'agit plus d'un simple patch de confort mais d'une refonte complète vendue comme un produit à part entière, calquée sur ce que Rockstar ou Naughty Dog ont fait avec leurs propres catalogues ces dernières années. Le précédent le plus proche reste sans doute le traitement réservé à Red Dead Redemption sur Switch et PS4, où le prix plein tarif pour un simple portage avait fait grincer des dents.
Côté contenu, le pack reprend l'intégralité de l'expérience originale : campagne principale, les deux extensions payantes, et un lot de révisions de systèmes qui touchent apparemment à l'inventaire, à l'interface et à l'équilibrage des combats, des points qui avaient fait l'objet de critiques récurrentes depuis 2015. Aucune plateforme n'est encore officiellement exclue de la liste, ce qui laisse présager un lancement multi-support classique sur PS5, Xbox Series et PC.
La comparaison avec la concurrence est cruelle pour certains studios. Bethesda traîne encore avec le remaster jamais officiellement confirmé de Skyrim au-delà de ses innombrables rééditions, tandis que Rockstar a fait le choix de ne jamais toucher au moteur de GTA V malgré des ventes qui dépassent les 200 millions d'exemplaires. CD Projekt, lui, mise sur la remasterisation comme un outil marketing direct avant la sortie de Cyberpunk 2077: Phantom Liberty et surtout avant les prochains gros morceaux de la licence Witcher annoncés en développement. Sortir ce remaster juste avant la période GTA 6 n'est clairement pas un hasard : le studio veut occuper le terrain RPG avant que Rockstar n'aspire toute l'attention médiatique en novembre.
Ce genre de remaster payant pose une vraie question sur la valeur de ce qu'on nous vend en 2026. Onze ans après l'original, avec une mise à jour next-gen déjà gratuite en 2022, je vois mal ce qui justifie un nouveau tarif plein pot si le studio ne montre pas des changements de fond, pas juste des textures repolies. CD Projekt a le crédit nécessaire pour se le permettre grâce à la qualité intrinsèque du jeu, mais si le contenu réel se limite à du cosmétique, ça sera un carton de vente porté uniquement par la nostalgie, pas par le mérite.
