Un million de copies écoulées en 24 heures. C'est le chiffre que revendique Capcom pour Onimusha: Way of the Sword, sorti le 4 septembre 2026, et ce genre de performance sur un retour de licence dormante depuis des années, ça ne s'improvise pas. Je le dis tout net : peu d'éditeurs arrivent à réveiller une franchise mise sous cloche pendant plus d'une décennie avec un tel niveau d'impact commercial immédiat.
Le précédent le plus parlant, c'est justement Capcom lui-même. Resident Evil 4 Remake avait explosé les compteurs à sa sortie, et Capcom a répété l'exercice avec Resident Evil Requiem et Pragmata cette année. Onimusha: Way of the Sword continue la série de succès entamée par Capcom avec Resident Evil Requiem et Pragmata en vendant un million de copies en une seule journée. Ce n'est plus un coup isolé, c'est un pattern qui se répète mois après mois chez l'éditeur japonais.
Sur le papier, Way of the Sword reprend les fondamentaux de la saga : combat au sabre nerveux, ambiance féodale japonaise, exploration de donjons hantés par les démons Genma. Capcom a soigné le calibrage de la difficulté et la mise en scène façon cinéma d'auteur samouraï, loin des productions AAA génériques qu'on nous sert à la chaîne. Le jeu est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series, sans exclusivité déguisée qui aurait pu freiner ces ventes day one.
Face à ça, la concurrence japonaise peine à suivre le rythme. Square Enix mise sur des remakes et remasters pour faire vivre son catalogue, mais aucun n'a généré ce genre de razzia en 24h cette année. Bandai Namco s'appuie sur ses licences Souls-like sans jamais atteindre ce seuil symbolique du million en un jour. Capcom, lui, enchaîne les sorties calibrées avec une régularité presque inquiétante pour ses rivaux : Resident Evil, Pragmata, maintenant Onimusha. Le studio a visiblement trouvé la formule qui marie nostalgie calculée et exécution technique irréprochable, alors que d'autres continuent de tâtonner entre remake paresseux et suite mal calibrée.
Ce qui me frappe surtout, c'est ce que ça révèle sur la valeur réelle du patrimoine vidéoludique japonais des années 2000-2010. Onimusha n'avait pas eu de nouvel épisode depuis 2006, et pourtant la marque a suffi à générer un raz-de-marée commercial dès son retour. Je pense que Capcom a compris un truc que d'autres éditeurs refusent encore d'admettre : ressusciter une licence culte bien exécutée rapporte plus, et plus vite, que de lancer une nouvelle IP à l'aveugle. Sony, Ubisoft, prenez-en note.
