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Konami lâche Castlevania et dévoile Rhapsody in Scarlet

⚡ il y a 50j ✍️ Peter . P
Konami lâche Castlevania et dévoile Rhapsody in Scarlet

Quand Capcom a lâché Dino Crisis pour se concentrer sur des nouvelles licences comme Exoprimal, la communauté a hurlé au sacrilège avant de se raviser face à la qualité du résultat. Konami vient de rejouer ce coup de poker, mais en plus radical encore : au lieu de ressusciter un classique, l'éditeur a carrément dévoilé une franchise totale inédite lors du State of Play du 3 septembre 2026.

On attendait du Castlevania, du Silent Hill ou au pire un nouveau Metal Gear estampillé post-Kojima. À la place, Konami a préféré miser sur l'inconnu total avec Rhapsody in Scarlet. Ce choix rappelle furieusement la stratégie de Square Enix avec Forspoken il y a quelques années : abandonner temporairement le confort des licences historiques pour tenter une nouvelle esthétique, quitte à décevoir une partie du public venu chercher du terrain connu. La différence, c'est que Konami arrive avec un dispositif de communication beaucoup plus marketé, signe que la firme a appris de ses erreurs passées en matière de gestion d'image.

Quand on pense à Konami, les noms de Castlevania, Silent Hill ou Metal Gear viennent immédiatement à l'esprit. Pourtant, la firme nippone a choisi de surprendre tout son monde lors d'un State of Play décevant, en dévoilant Rhapsody in Scarlet. Une toute nouvelle franchise d'action qui délaisse la sécurité des valeurs sûres pour tenter un pari esthétique et thématique particulièrement rafraîchissant. Un choix qui tranche radicalement avec l'image conservatrice que traîne l'éditeur depuis des années, coincé entre nostalgie et remake facile.

La comparaison avec ce que fait Sony au même moment est cruelle pour Konami. En cette rentrée 2026, la prise de parole de Sony était particulièrement scrutée. Entre la pénurie de PS5 Pro et les débats houleux autour de la fin progressive des supports physiques, l'éditeur japonais devait rassurer son public. Pour capter l'attention globale, le constructeur a opté pour un dispositif à double émission. Face à cette débauche de moyens et de valeurs sûres comme Final Fantasy VII Revelation, Konami n'avait clairement pas les cartes pour rivaliser frontalement. Son choix de sortir une nouvelle licence plutôt qu'un énième remaster ressemble donc autant à une nécessité stratégique qu'à une audace créative — l'éditeur n'a plus grand-chose à perdre sur ce terrain.

Ce pari sur l'inconnu révèle une vérité que l'industrie refuse trop souvent d'admettre : miser sur du neuf coûte cher en communication mais rapporte gros en différenciation, à une époque saturée de remakes et de suites numérotées. Si Konami arrive à faire de Rhapsody in Scarlet un succès critique, ça pourrait forcer d'autres éditeurs frileux à revoir leur copie plutôt que de ressortir indéfiniment les mêmes recettes. Perso, je préfère largement un pari raté sur du neuf qu'un dixième remaster sans âme — et ça, peu d'éditeurs japonais osent encore l'assumer aussi frontalement en 2026.

#Konami#State of Play#nouvelle licence