Ma première Superlight m'a accompagné pendant des années de FPS compétitif, et je me souviens encore du choc en la soulevant pour la première fois : 60 grammes, une coque pleine sans perçage, et pourtant aucune fragilité perçue. La Superlight 2 reprend cette philosophie sans jamais chercher à la trahir. Prix constaté aujourd'hui : autour de 140€, pour un lancement à 149,99€. Pas de RGB, pas de bluetooth, juste l'essentiel poussé à son maximum.
Côté fabrication, la coque ambidextre symétrique reste pensée pour une prise claw ou fingertip, pas pour les grosses mains qui cherchent du confort en palm grip. Les deux boutons latéraux à gauche sont bien placés, mais leur feedback reste en retrait par rapport aux clics principaux LIGHTFORCE, qui eux sont d'une netteté chirurgicale. Le logo G n'est pas éclairé, aucune fioriture : Logitech assume à 100% le choix du minimalisme fonctionnel plutôt que du tape-à-l'œil.
Le capteur HERO 2 grimpe à 44 000 DPI après mise à jour firmware et le polling passe à un vrai 8000 Hz sans fil, sans dongle payant additionnel. RTINGS lui attribue une note de 9,4 sur 10 en usage gaming, portée par une latence de clic parmi les plus basses du marché. Contrepartie logique : pousser le polling au maximum fait chuter l'autonomie à 19-20 heures selon les mesures de TechPowerUp, contre plusieurs jours en réglage standard à 1000 Hz. En usage réel FPS compétitif, la précision de tracking ne faiblit jamais, même à haute sensibilité.
Face à la Razer Viper V3 Pro, qui pèse un peu plus lourd mais conserve un excellent capteur Focus Pro 35K et coûte environ 159,99€, la Superlight 2 garde l'avantage du poids et du polling brut. Face à sa propre remplaçante, la Superstrike à clics haptiques et système analogique, vendue plus cher, la Superlight 2 reste largement suffisante pour 90% des joueurs FPS classiques : la Superstrike ne se justifie que pour ceux qui veulent vraiment exploiter l'input analogique en jeu compétitif de précision extrême. Le duel se joue surtout sur le budget et l'usage : Viper V3 Pro pour les préférences de forme différentes, Superstrike pour le budget illimité.
À 140€, le rapport qualité-prix reste correct sans être exceptionnel : je regrette toujours l'absence de bluetooth qui aurait permis un usage bureautique polyvalent, et le prix de lancement à 149,99€ pique clairement face à des alternatives moins chères qui offrent 90% des perfs pour bien moins cher. Le vrai reproche, c'est ce tarif qui reste élevé pour ce que la souris propose matériellement : pas de RGB, pas de bluetooth, un packaging minimal.
Cette souris s'adresse clairement aux joueurs FPS compétitifs qui veulent le poids le plus bas possible et une latence irréprochable, pas aux joueurs casual qui n'exploiteront jamais le potentiel du 8000 Hz. Le suivi ProSettings recense 296 joueurs pros l'utilisant sur un panel de 2401, ce qui en fait la souris la plus utilisée du circuit. Pour un joueur occasionnel ou un usage bureautique mixte, l'investissement ne se justifie clairement pas.
Verdict : la Superlight 2 reste la référence esport trois ans après sa sortie, portée par un capteur irréprochable et un poids qui n'a toujours pas d'égal chez la concurrence directe. Le prix reste le seul vrai point noir, mais pour qui joue en compétitif sérieux, c'est un achat qui dure des années. Note : 8.3/10.
