Vous pensiez que Sony allait se contenter de sortir deux DualSense collector pour GTA VI ? Détrompez-vous. La firme japonaise frappe un tout autre coup en officialisant l'arrivée d'un set LEGO reproduisant la mythique PlayStation 1, trente et un ans après le lancement de la console originale au Japon. Une annonce qui tombe à point nommé, en pleine rentrée 2026, alors que Sony cherchait justement à faire parler d'autre chose que de la pénurie de PS5 Pro.
Ce n'est pas une première pour l'industrie : Nintendo avait ouvert la voie dès 2020 avec son set LEGO NES, suivi par une Game Boy en briques qui avait cartonné auprès des collectionneurs nostalgiques. Sega a fait de même plus récemment avec sa Mega Drive. Sony arrivait clairement en retard sur ce terrain-là, et la fuite évoquée sur les forums d'AFOL (Adult Fans of LEGO) quelques semaines avant l'annonce officielle laissait présager que le constructeur japonais préparait sa réponse depuis un moment.
Le timing n'est pas anodin non plus : cette annonce s'inscrit dans un double dispositif orchestré par Sony lors de son State of Play du 3 septembre 2026, entre flux international et émission spéciale Japon présentée par Yuki Kaji. Sony a également profité de l'occasion pour officialiser deux manettes DualSense en édition limitée aux couleurs de Grand Theft Auto VI, histoire de multiplier les annonces marketing dans la même semaine et de capter un maximum d'attention médiatique.
Ce qui distingue vraiment cette initiative des précédentes tentatives concurrentes, c'est le momentum. Nintendo surfait sur une nostalgie déjà solidement installée avec la NES, mais la PS1 représente pour toute une génération de trentenaires et quarantenaires le véritable acte de naissance du jeu vidéo comme média culturel grand public, celui qui a fait entrer Final Fantasy VII, Metal Gear Solid ou Crash Bandicoot dans les salons du monde entier. Sony joue donc une carte affective bien plus puissante que ses concurrents sur ce segment collector, et risque fort de rafler la mise commerciale malgré son entrée tardive sur ce marché.
Ce genre d'annonce en dit long sur une industrie qui mise de plus en plus sur l'émotion et le patrimoine vidéoludique pour vendre, à l'heure où les jeux eux-mêmes coûtent des fortunes à produire et où le risque créatif se raréfie. Perso, je trouve ça malin autant que symptomatique : quand un éditeur n'a plus grand-chose de neuf à proposer côté hardware, il vend du souvenir en plastique. Et ça marche, parce qu'on est nombreux à préférer revivre nos vingt ans plutôt qu'affronter l'incertitude de la prochaine génération de consoles.
